La France bat l’Argentine (27-20) pour son dernier match amical avant le Mondial-2013

Claude Onesta s’en doutait. Le dernier match de préparation avant une grande compétition ne donne souvent rien de très flamboyant. « Je savais que le frein à main serait serré, souffle le sélectionneur. On a frisé le ridicule par moments. Mais si on avait gagné par un trop gros écart, on se serait peut-être trop tranquillisé. »

« Tout le monde avait déjà un peu la tête au Mondial »

L’équipe de France n’a pas brillé, loin s’en faut, hier contre une Argentine revancharde après la correction subie deux jours plus tôt à Toulon (26-10). Elle a parfois sérieusement patiné, notamment en fin de première période, alors qu’elle avait creusé un écart significatif (9-4 à la 18 e puis 11-10 à la pause).
« Tout le monde avait déjà un peu la tête au Mondial », explique Thierry Omeyer, auteur, comme à son habitude, d’une prestation solide (10 arrêts en 30’). Cela n’a cependant pas empêché les coéquipiers du gardien alsacien de décrocher une onzième victoire (en autant de confrontations) face aux Argentins.
Karabatic et Guigou, devant leur public montpelliérain, avaient idéalement lancé les doubles champions du monde en titre en inscrivant les sept premiers buts tricolores (7-3, 15 e). Mais les premières rotations perturbaient quelque bleu l’édifice et l’Argentine allait profiter des errements français pour recoller progressivement (10-4 à la 20 e, 10-7 à la 23 e puis 11-10 à la pause).
« On réalise une bonne entame de match, mais on a baissé en intensité en fin de première période, indique Thierry Omeyer. L’Argentine n’avait pas envie de faire le même match. On a su accélérer après la pause. » Un Nikola Karabatic en grande forme (10 sur 10 au tir), idéalement secondé par un Samuel Honrubia tout aussi efficace 5/5), a ainsi permis à l’équipe de France de décrocher inexorablement les Argentins (15-11 à la 37 e, 21-15 à la 50 e puis 25-17 à la 56 e).
La rencontre d’hier n’aura pas apporté pléthore d’enseignements. Mais l’équipe de France est désormais en ordre de marche pour le Mondial. Claude Onesta a en effet réduit hier soir son groupe à seize joueurs. Comme prévu, Dumoulin, Anic et Bingo ne font pas partie de la liste. En revanche, le sélectionneur a réservé une surprise en retenant le jeune ailier droit, Nicolas Porte, au détriment de Guillaume Joly, champion olympique.
Les coéquipiers de Thierry Omeyer seront quoi qu’il en soit favoris à leur propre succession. « L’équipe de France est consciente de ses moyens, estime Jérôme Fernandez, le capitaine tricolore. Elle est aussi loin de son meilleur niveau, mais nous avons envie de travailler pour aller le plus loin possible. »
Le chemin vers une cinquième étoile passera samedi par la Tunisie, premier adversaire des Bleus au Mondial.

http://www.dna.fr/sports/2013/01/10/pare-au-decollage

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